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SANS VOULOIR VOUS OFFUSQUER | 21 janvier 2007





 L'ecrivain  Pierre-Louis Basse analyse la "dictee" de Nicolas Sarkozy a la porte de versailles :




Votre discours, je l'ai entièrement relu. C'est important la relecture. En creux, il y a tout de même ces petites habitudes. Ces tics qui reviennent, tapis dans l'ombre et rabattent légèrement le caquet du lyrisme. D'abord, l'empathie et la mémoire : "Ma France... Ceux qui croient au ciel et ceux qui n'y croient pas... Celle des travailleurs qui ont cru à Jaurès et à Blum..." Ne manquaient plus à l'appel que Louise Michel, Gabriel Péri ou Georges Politzer. Mon dieu, que fait la gauche ? Sur le coup, j'ai cru à une lecture publique de l'Aragon du Roman inachevé. Presque du Jean Ferrat dans le texte.

Voyez-vous, tout est remonté. Tout, je vous assure. Un courant revenu de loin. J'avoue. Je me suis laissé porter par la vague de ma mémoire de gauche. Les premiers congés payés ; La Baule pour les prolos, un salaire digne pour le travail des femmes, et, plus tard, les accords de Grenelle au printemps 1968 ; le smic, revalorisé, dès 1981, l'abolition de la peine de mort. Une sorte d'inventaire.

Tout cela, cher Nicolas Sarkozy, obtenu grâce à des luttes. Des avancées, comme on disait à la maison, jamais offertes. Toujours conquises. Je dois dire aussi, sans vouloir vous offusquer, m'être brutalement rappelé votre difficulté en direct, à commenter la mort du dictateur chilien, Augusto Pinochet. Votre silence m'est apparu assourdissant. Les crimes de droite, impulsés directement par l'administration américaine de l'époque, ne vaudraient-ils pas ceux de gauche

Vous aurez noté ma bienveillance à ne pas souligner vos propos malheureux sur cette banlieue où je vis et qui méritait d'autres
égards que le simple vocable de "Kärcher". Cette banlieue d'où partirent, cher président, tant de jeunes résistants - armée des ombres de la première heure - dans les brumes de la porte de la Chapelle, Aubervilliers ou St-Ouen. Impossible, n'est-ce pas, dans un tel cortège, d'oublier ces figures étrangères au visage glabre et noir de barbe mal rasée, que déjà l'on stigmatisait sur ces affiches rouges placardées sur les murs de Paris... Missac Manouchian, le tourneur arménien des usines Citroën, Rino Della Negra, le footballeur du Red Star, Joseph Boczov, Stanislas Kubacki, Marcel Rayman... tous fusillés le 21 février 1944 au mont Valérien.


"Le courage, écrivez-vous, consiste à surmonter sa peur..." Oserais-je vous rappeler qu'en plusieurs décennies Neuilly, votre premier grand bastion politique, a presque ignoré le logement social ? C'est ce qu'il y a de terrible dans les familles politiques, cher Nicolas Sarkozy : elles résistent au temps. Et au spectacle. J'aime assez cette phrase de François Mauriac, au soir de sa vie, lorsqu'il évoque la répartition des rôles dans le soulèvement contre l'envahisseur. Une période dont vous avez fait la matrice de votre discours, porte de Versailles : "La classe ouvrière française, dans ses profondeurs, est seule à être restée fidèle à la patrie profanée." Il serait temps que la gauche s'en souvienne.

      LE DISCOURS  VIDE ET LA DEMAGOGIE DU PETIT NICOLAS  N'EST PLUS A PROUVER

Publié par kimin à 08:40:46 dans SARKORAMA | Commentaires (0) |

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