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<< L'IMMINENT REACTIONNAIRE MAX GALLO REJOINT......... | AVEC UN PEU DE RETARD LES FRERES Kaczynski....... | Alicja Tysiąc, quand la justice polonaise devient aveugle.... >>
.........integrent le club des reac-facho Détruire d'abord. Son diplôme de droit dans une main, l'arme dans l'autre. Lech Kaczynski participe à la grande grève de Gdansk contre le pouvoir communiste. C'est l'époque de Solidarnosc, au sein duquel lui et son frère jumeau Jaroslaw Kaczynski font carrière, au point de devenir les plus proches conseillers de Walesa le leader.
La fin de l'URSS sonne l'arrivée des jumeaux au gouvernement. Mais le conflit éclate vite. Viré de son mandat au ministère de l'intérieur, Lech Kaczynski s'en fout. Il dirige déjà son propre parti et préside la Chambre suprême de contrôle. Sa popularité, il la doit au ministère de la justice, au tournant du millénaire. Kaczynski « détruit » et se veut le Terminator de la corruption héritée du régime communiste.
Garant d'un ordre néo-conservateur, Lech Kaczynski développe le parti Droit et justice avec son frère, et signe l'alliance avec les ultracatholiques. Elu président en 2005, son frère devenu Premier ministre en 2006, Lech Kaczynski veut construire une nouvelle Pologne. Celle qui dit non à l'ultralibéralisme et à la dissolution des mœurs. Non aux homosexuels et oui à la peine de mort. Oui aux Etats-Unis mais non à l'Allemagne et à la Russie.
En 2005, Lech Kaczynski interdit la gay pride à Varsovie, la ville dont il est maire, et autorise la « Parade de la normalité » aux catholiques. L'ordre nouveau a commencé.
Varsovie . Manifestations et contre-manifestations se succèdent. Le Parlement débat d'une modification de la Constitution, proposée par la Ligue des familles polonaise, sur l'avortement.
De l'église au Parlement, c'est l'itinéraire tout symbolique choisi par les 4 000 manifestants venus réclamer un durcissement de la loi polonaise sur l'avortement - déjà une des plus prohibitives d'Europe. Répondant à l'appel de Radio Maryja, une station catholique intégriste, ils voulaient par leur présence peser sur la Diète (la Chambre basse du Parlement polonais) où est débattu en ce moment un amendement à la Constitution proposé par la Ligue des familles polonaise (extrême droite, présent dans la coalition gouvernementale) afin de défendre les droits de « l'être humain dès sa conception ».
le rôle déterminant du pape Jean-Paul II
Cette mention qui empêcherait à l'avenir toute libéralisation de la loi en vigueur sur l'avortement, permettrait même d'imposer une interdiction absolue de toute interruption volontaire de grossesse, aujourd'hui tolérée à titre exceptionnel en cas de viol ou d'inceste, quand un accouchement ferait courir un risque pour la mère, ou en cas de malformation irréversible du foetus.
Réunis au coeur de Varsovie devant l'église Saint-Alexandre, portant des drapeaux aux couleurs de la Pologne, les manifestants arboraient des banderoles clamant qu'une « nation qui tue ses propres enfants est une nation sans avenir », citation du pape Jean-Paul II qui a joué un rôle déterminant dans la pénalisation de l'avortement en 1993. En réponse à cette offensive de ceux qui, sans ironie, se revendiquent « pour la vie », une autre manifestation a réuni au même moment plusieurs centaines de personnes à l'appel de la coordination « Pro choice » (pour le choix), qui peine à faire percer la cause des femmes dans un espace médiatique assez unanime pour défendre la législation en vigueur. Pour autant, et malgré le soutien « sans réserve » d'une large frange de l'épiscopat polonais, la Ligue des familles a peu de chances d'obtenir la majorité des deux tiers indispensable pour amender la Constitution lors du vote qui devrait avoir lieu à la mi-avril.
Le Parti droit et justice (PIS, conservateur) est divisé sur la question. Les frères jumeaux Lech et Jaroslaw Kaczynski, respectivement président et premier ministre, se sont démarqués de Roman Giertych (président de la Ligue des familles et ministre de l'Éducation) sur cette question, comme ils avaient dû le faire après une diatribe mêlant homophobie et antiavortement prononcée par ce dernier le 1er mars à l'occasion d'une réunion des ministres de l'Éducation de l'Union européenne. Les Kazcynski proposent ainsi un amendement « moins sévère » qui stipulerait le caractère « immuable » de la législation en vigueur. Justifiée par le fait « qu'un État souverain et démocratique ne peut pas obliger une femme violée à accoucher d'un enfant », leur position leur a valu les foudres de Radio Maryja, qui leur est pourtant traditionnellement acquise.
obligées d'avorter clandestinement
Elle n'en est pourtant pas moins intolérable pour les femmes polonaises, dont 80 000 à 200 000 sont obligées d'avorter clandestinement, selon les chiffres des associations féministes, qui dénoncent le coût prohibitif de ces opérations clandestines, inaccessibles à la majorité des femmes et effectuées dans des conditions souvent désastreuses. La situation est d'autant plus dramatique que les femmes qui remplissent les stricts critères qui leur permettraient d'avorter selon la loi, se heurtent à la mauvaise volonté des médecins ou des hôpitaux. Il y a tout juste une semaine, la Cour européenne des droits de l'homme a ainsi condamné la Pologne pour avoir refusé, en 2000, un avortement thérapeutique à une femme devenue aveugle suite à son accouchement. Tout en ayant diagnostiqué ce risque, les trois spécialistes qu'elle avait consultés avaient refusé de lui délivrer un certificat.
Anne Roy
Publié par kimin à 10:51:53 dans TYRANS | Commentaires (0) | Permaliens