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Publié par kimin à 07:58:30 dans PAUSE | Commentaires (0) | Permaliens
e de l'Etat cubain par la nouvelle Assemblée, le 24 février, pour un mandat de cinq ans, M. Raul Castro a succédé à son frère Fidel. Il a sollicité de l'Assemblée l'autorisation de « consulter » son frère « sur les décisions d'importance spéciale pour l'avenir de la nation, surtout celles liées à la défense, la politique étrangère et le développement économique du pays ». Soumise à un vote immédiat, la proposition a été approuvée à l'unanimité et à main levée. C'est le 19 février, par un « message du commandant en chef » publié dans le quotidien de La Havane Granma, que M. Fidel Castro avait annoncé qu'il mettait un point final à sa longue et extraordinaire carrière politique en renonçant à être candidat à sa propre succession à la présidence de Cuba. Il demeure pour le moment du moins Premier secrétaire du Parti communiste de Cuba (PCC), ce qui est loin d'être une fonction mineure dans un système politique à parti unique. En principe c'est au cours d'un Congrès du PCC qu'il annoncerait son éventuelle démission du poste de Premier secrétaire, et il n'y a pas eu de Congrès depuis 1997. Jusqu'à présent, cette charge n'a jamais été dissociée de celle de chef de l'exécutif dans aucun pays communiste. Il est donc peu probable que M. Fidel Castro conserve son poste au sein du Parti, alors qu'il a aussi renoncé à être Président du Conseil des ministres (premier ministre) et au grade de commandant en chef des forces armées. De toute manière, son immense influence sur l'opinion publique cubaine perdurera. Il reste dans la lutte, même s'il change de front. Car, s'il a abandonné la présidence, c'est aussi, a-t-il dit dans son message, pour s'investir en quelque sorte dans le « 4e pouvoir » : il continuera d'écrire dans le journal de plus fort tirage de l'île, Granma, « organe central du Parti ». Dans son nouveau QG clandestin, il demeure donc le combattant qu'il a toujours été. Ses armes sont maintenant exclusivement les mots, et sa bataille plus que jamais celle des idées. C'est un champ celui, comme dirait Gramsci, de l'hégémonie culturelle sur lequel il s'est d'ailleurs toujours battu. Les journalistes qui, ces jours derniers en France, se sont bruyamment réjouis de son « retrait définitif », ont fait semblant d'oublier l'influence qu'exercent les médias sur l'opinion publique. M. Fidel Castro a précisé que les articles qu'il publie régulièrement, et qu'il n'a pas cessé d'écrire pendant sa longue convalescence, vont donc continuer de paraître. Seul le nom de la rubrique devrait changer : en lieu et place de « réflexions du commandant en chef », on lira désormais de simples « réflexions du camarade Fidel » (il vient d'ailleurs de réclamer que ses articles ne paraissent plus en « une » de Granma mais plus discrètement en page 2). Il y a fort à parier que les Cubains, tout comme les observateurs internationaux, continueront de le lire avec la plus grande attention car, comme « guide idéologique de la révolution », nul ne remplacera M. Fidel Castro.
Publié par kimin à 06:52:33 dans JUSTES | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par kimin à 20:30:54 dans VIDEOS | Commentaires (0) | Permaliens