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Où est la conscience mondiale ? | 19 mars 2008

PETITION : Pour la levée immédiate du blocus de Gaza !
publié le mardi 18 mars 2008

Cette pétition sera adressée au président de la République et au ministre des Affaires étrangères.

Où est la conscience mondiale ? [1]

Depuis deux ans, après les élections démocratiques qui ont amené le Hamas aux affaires en Palestine, la bande de Gaza, territoire minuscule, misérable et surpeuplé où vivent - survivent - 1,5 millions de Palestiniens, subit un blocus criminel de la part d'Israël, avec la complicité de la France, de l'UE et des Etats-Unis

Décrétée « entité hostile » en septembre 2007 par les autorités israéliennes, une notion qui n'existe pas en droit international, la bande de Gaza subit depuis lors « une guerre sans limites et sans merci [2] ». Mais l'Etat israélien, puissance occupante, se moque bien du droit international, et la "communauté internationale" se contente de déclarations creuses sans jamais envisager la moindre sanction.

Au prétexte de tirs de roquettes artisanales sur le sud d'Israël, l'armée israélienne procède à des attaques extrêmement meurtrières contre la bande de Gaza où de très nombreux civils - dont de nombreux enfants - trouvent quotidiennement la mort (140 personnes ont ainsi été assassinées en une semaine début mars).

Mais pas plus le blocus que les attaques meurtrières n'ont pu à venir à bout de l'esprit de résistance des Gazaouis.

La guerre israélienne contre le peuple palestinien, particulièrement meurtrière dans la bande de Gaza, doit cesser.

La France et l'UE doivent accepter les règles de la démocratie, avoir un dialogue avec tous les représentants du peuple palestinien y compris le Hamas.

L'Etat israélien qui refuse de se soumettre au droit international doit être condamné et sanctionné.

Publié par kimin à 10:16:50 dans ןדרשקך | Commentaires (0) |

HCHOUMA J'AI HONTE | 16 mars 2008

15.03.2008

Maroc: Violences raciales anti noir, deux étudiantes congolaises tuées par racisme à Marrakech

Le racisme contre les Noirs dans les pays du Maghreb a encore fait des victimes. Il s'agit de deux 3e8c2a2ba72e974a85d0f4a9f78105a7.jpgétudiantes du Congo-Brazzaville: Marie-Pauline Olandzobo et Diane Mbama, tuées par accident de la circulation, lundi 3 mars 2008, à Marrakech, par un jeune marocain qui voulait faire la peau à des Noirs. Une troisième victime, Princia Okoueké Elenga, était dans le coma et au moment où nous mettons sous presse, nous ne connaissons pas l'évolution de sa situation.

L'A.e.s.c.om (Association des étudiants et stagiaires congolais au Maroc), qui nous a donné cette information malheureuse, mais dont on ne parle pas, est dans le désarroi devant le silence des autorités congolaises.

Les étudiants congolais au Maroc vivent la peur au ventre, depuis que les actes de racisme dont ils sont victimes de la part des Marocains se sont accrus. Et cette peur est alourdie par le silence des autorités congolaises qui ne semblent pas prendre la mesure du danger qui pèse sur la vie des citoyens congolais dans les pays du Maghreb. Président de l'A.e.s.c.om (Association des étudiants et stagiaires congolais au Maroc), Rollin Gaël Ondong Ebata a écrit une lettre au président de la République, Denis Sassou Nguesso, en en faisant une copie à La Semaine Africaine. Dans cette lettre, il explique l'accident qui a provoqué la mort, par racisme, de deux étudiantes congolaises, tandis qu'une troisième est dans le coma. «L'acte a eu lieu le lundi 3 mars 2008, précisément à 22h15, à la sortie de la fac des sciences de Marrakech où se passaient les répétitions de la journée culturelle. Pendant qu'ils attendaient le taxi, pour se rendre à leurs domiciles, un jeune marocain, bien dans ses états, quitte son aile du goudron, pour venir effrayer, comme d'habitude, des Noirs que nous sommes, qui étaient à un mètre du trottoir. Il les ramasse: deux morts sur place et trois autres emmenés à l'hôpital», explique-t-il.


En somme, le président de l'A.s.c.o.m explique que les étudiants congolais préparaient la journée culturelle congolaise, pour présenter notre culture aux Marocains et aux étrangers qui vivent au Maroc. Après les répétitions, qui se terminent tard, la nuit, chacun rentre chez soi. C'est le cas du groupe des victimes. Ils attendaient un taxi au bord de la voie goudronnée. Voilà qu'un jeune Marocain, dans un véhicule, circulant dans l'autre sens, serre de leur côté et franchit même le trottoir, pour les heurter. Sur place, il tue deux étudiantes, tandis que trois autres sont admis à l'hôpital et parmi eux, une étudiante dans le coma.


L'acte délibéré est la traduction du racisme arabe contre les Négro-africains. L'A.s.c.o.m s'en inquiète vivement. «Nous, les étudiants de l'Afrique subsaharienne, nous subissons les actes de racisme, tous les jours qui passent, par les originaires (Marocains). Mais, cette fois-ci, ils sont allés plus loin, en donnant la mort à deux de nos sœurs, Mesdemoiselles Olandzobo Marie-Pauline et Mbama Diane, une encore, dans le coma, Okoueke Elenga Princia, une qui a eu une fracture au niveau de la jambe, Bissiki Cyrielle et le dernier a des plaies et une fracture au niveau de la main droite, Malonga Bernyvon», écrit l'association des étudiants.


L'on sait que les établissements d'enseignement supérieur, dans les pays du Maghreb, font des publicités pour encourager les étudiants africains à poursuivre leurs études supérieures dans ces pays. Mais, avec la multiplication des actes de racisme dans ces pays, la vie des étudiants négro-africains risque d'y être difficile. C'est pourquoi l'A.s.c.o.m interpelle les autorités nationales. «C'est ainsi qu'au regard de ce qui précède, nous soumettons à votre approbation, d'apporter de l'aide aux familles des victimes et nous envoyer, dans les plus brefs délais, les ministres de l'enseignement techniques et professionnel et le ministre de la coopération, ici au Maroc, afin de venir régler notre situation. A partir du lundi 10 mars 2008, aucun Congolais n'ira à l'école. Trop c'est trop, nous ne sommes pas des animaux», implore l'étudiant Rollin Gaël Ondong Ebata, au président de la République. Quant aux autorités marocaines, elles feraient sans doute bien de rassurer les Etats africains au Sud du Sahara, quant à leurs efforts de combattre le racisme. C'est un grand défi dans le développement harmonieux des relations de coopération.

suite:

Publié par kimin à 14:17:31 dans MAROQUENERIE | Commentaires (0) |

ADSL | 03 mars 2008

Publié par kimin à 22:18:01 dans PAUSE | Commentaires (0) |

paroles de l'ecrivain Yizhar Smilansky lors de la premiere intifada........ | 03 mars 2008

Publié par kimin à 21:30:31 dans ןדרשקך | Commentaires (0) |

Yizhar Smilansky | 03 mars 2008

Yizhar Smilansky

 

SOUS ISRAëL, LA PALESTINE

Visages de l'exil

C'est en pleins combats de la guerre d'Indépendance que se situe l'action de ces trois nouvelles hors du commun de S. Yizhar, Convoi de minuit, Hirbat-Hiza et Le Prisonnier, parues pour la première fois en Israël entre 1948 et 1950. « Regrouper les habitants (en vue du transfert des populations autochtones hors des frontières) ; détruire à l'explosif les bâtiments de pierres et incendier les bicoques construites en matériaux sommaires » , « brûler - dynamiter - capturer - embarquer - expulser ». Telles sont les missions que le soldat israélien de Hirbat-Hiza, l'écrivain lui-même, qui fut aussi un combattant, doit exécuter sans se poser de questions. Mais voilà, il ne cesse de s'en poser, jusqu'à la nausée. Sur la nature de la guerre qu'il mène. Sur la nécessité de la désobéissance et la peur de mourir. Sur l'instinct de survie et ses compromissions.

S. Yizhar, de son vrai nom Yizhar Smilansky, est sans conteste le plus grand écrivain israélien de sa génération (1). Né en 1916 dans la mochava de Rehovot encore sous mandat britannique, il est issu d'une famille d'écrivains juifs d'origine russe, dont Moshe Smilansky, son père, qui contribua d'une manière décisive au développement de la presse en Israël. S. Yizhar publie ces nouvelles dérangeantes mais fondatrices de la littérature hébraïque à une époque où l'on avait plutôt le coeur à l'action et non à la réflexion. Hirbat-Hiza déclenche notamment des débats virulents qui mettront plusieurs années à s'apaiser. Bien qu'il fût un fidèle de Ben Gourion, c'est sa propre rectitude morale et les mouvements de sa conscience qui poussent S. Yishar à jeter la lumière sur la responsabilité de chacun dans la constitution d'un destin collectif.

Dans Hirbat-Hiza, nom fictif d'un village arabe comme tant d'autres, l'armée procède à l'évacuation de la population : il ne reste plus que femmes, enfants, vieillards, aveugles, infirmes, malades, les hommes sont tous partis le matin. « Les maisons semblaient avoir été abandonnées depuis longtemps. Provoquant la fuite des habitants avant l'heure, la rumeur et la peur avaient porté leurs fruits.Un silence de mort dans lequel tant de peines, de bonheur, d'amour, d'espoir et de ténacité avaient été laissés comme sans sépulture. »

Les habitants n'opposent aucune résistance et montent dans les camions qui vont les transporter au-delà des frontières. Beaucoup semblent ne pas comprendre ce qui leur arrive. « Ce qui est sûr, c'est qu'ils étaient dociles comme des brebis et qu'ils ne posaient pas de questions. Certains craignaient-ils une exécution massive ? » Il y a aussi le regard d'un enfant encore inoffensif, dont le narrateur sait déjà qu'« il nous garderait rancune et nourrirait en grandissant une exécration à notre égard aussi venimeuse que la morsure d'un serpent... » . C'est alors que S. Yizhar a comme un éclair de lucidité : « L'exil, c'est cela, voilà le vrai visage de l'exil. Jamais je n'avais été contraint de quitter la terre où j'étais né, jamais je n'avais ressenti ce qu'être déraciné signifie. Mais je savais par les livres et les journaux, par les histoires que j'avais entendu raconter, car le mot "diaspora" était sur toutes les lèvres, plainte immémoriale du peuple juif, laquelle m'habitait, sans que j'en fusse conscient, depuis probablement ma prime enfance. De quel crime nous rendions-nous à présent coupables ? »

C'est ainsi que Hirbat-Hiza deviendra Hirbat-la-juive et que personne ne se « soucierait du jour où nous l'avions conquise pour en chasser les habitants... Des familles s'implanteraient, s'enracineraient, tel l'arbre au fond de la rivière. Pour longtemps, car les "méchants" n'étaient pas près de revenir. Les camions les emporteraient et une page serait enfin tournée. N'était-ce pas notre privilège de vainqueurs ? Après deux mille ans d'exil et les persécutions en Europe, nous étions à présent les Maîtres. »

Rita Sabah.

le monde diplomatique

 

Publié par kimin à 21:23:33 dans JUSTES | Commentaires (0) |

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