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Lalla Salma du Maroc
Avec cinq
ministres femmes, soit 19,2% des postes ministériels, le Maroc occupe
la 39e place devant la Jordanie (52e), la Mauritanie (61e) et l'Algérie
(66e).
Cette étude, basée sur les données disponibles au 1er
janvier 2008, recense uniquement les femmes occupant des postes
ministériels à l'exclusion de toute autre responsabilité
gouvernementale.
Concernant les Parlements arabes, selon cette
étude, l'Irak arrive en tête en occupant la 33e place avec 25,5%
d'élues femmes suivi de la Tunisie (42e) et de la Mauritanie (45e).
Pour
les autres pays arabes, il y a lieu de noter que la Syrie est 94e, le
Maroc 102e, l'Algérie 113ème, la Jordanie 120ème, le Liban 123e,
l'Egypte 131e et le Yémen 134e.
Pour ce qui est des postes
ministériels, l'étude fait ressortir que deux pays ont dépassé les 50%
de femmes ministres : la Finlande avec 58%, la Norvège avec 55,6% de
femmes et la Grenade en troisième position avec 50%.
Ces trois
têtes de liste sont suivies de près par la Suède, la France, l'Afrique
du Sud et l'Espagne, pays, relèvent les auteurs de l'étude, où les
dirigeants politiques se sont fortement engagés en faveur de l'égalité
entre hommes et femmes. Vingt-deux pays ont plus de 30% de femmes à des
fonctions ministérielles dont 12 en Europe et six dans la région
Amérique latine-Caraïbes, signalent-ils précisant qu'en 2005, seuls 17
pays, principalement en Europe, avaient atteints les 30%.
En fin
de liste, l'enquête révèle que 13 pays n'ont toujours aucune femme
ministre et que huit autres ont une proportion inférieure à 5%.
Au
niveau des régions, les Amériques et les pays nordiques ont plus de
femmes ministres qu'en 2005, relève l'enquête précisant que sur le
continent américain, elles sont passées de 17 à 23% et les pays
nordiques peuvent eux aussi se vanter d'avoir enregistré une
augmentation de 5%, passant ainsi de 42,5 à 47,5%.
Cependant,
soulignent les auteurs de l'étude, les femmes continuent à se voir
confier certains portefeuilles ayant trait aux affaires sociales, à la
famille, à l'enfance, à la jeunesse et aux affaires féminines, notant
également qu'il y a de plus en plus de femmes à la tête des ministères
du commerce, de l'emploi, des Affaires étrangères et de la justice.
Pour ce qui est de la représentation féminine dans les parlements,
l'étude relève qu'il y a désormais 20 pays, où les femmes occupent 30 %
des sièges dans les chambres basses, ou dans les chambres uniques, dans
le cas des parlements monocaméraux.
Selon l'étude, le Rwanda
demeure en tête avec 48,8% d'élues, suivi de la Suède avec un nouveau
record de 47% et de la Finlande où elles sont 41,5%.
Elle
révèle, en outre, que la moitié des pays qui ont franchi la barre des
30% sont des pays en développement dont plus des trois-quarts ont mis
en place des systèmes de quotas pour les femmes.
A l'autre
extrémité du classement, plusieurs parlements comptent moins de 3% de
femmes parlementaires, et huit pays n'en ont aucune.
En termes
de régions, le pays nordiques continuent de dominer le classement avec
une moyenne de 41,4% d'élues. Des avancées significatives ont été
faites dans la région des Amériques, où la moyenne s'élève maintenant à
plus de 20%.
Publié par kimin à 10:12:46 dans MAROQUENERIE | Commentaires (0) | Permaliens
Les Berbères revendiquent une présence au Maghreb vieille de plus de cinq mille ans. Leur communauté s'étend sur près de cinq millions de kilomètres carrés, de la frontière égypto-libyenne à l'Atlantique et des côtes méditerranéennes au Niger, au Mali et au Burkina. Leur culture, leur identité et leurs droits ont longtemps été méprisés, leurs revendications étant assimilées d'abord au « parti colonial », puis plus tard interprétées comme sécessionnistes. Mais l'on assiste à une renaissance du mouvement berbère, notamment au Maroc, où un tiers de la population parle le Tamazight, langue berbère.
Publié par kimin à 08:10:10 dans MAROQUENERIE | Commentaires (0) | Permaliens
Décès de Driss Benzekri, mémoire d'un Maroc sombre
Sans lui, le Maroc n'aurait pas été aussi loin dans l'écriture des années les plus noires de son histoire. Driss Benzekri, 57 ans, est mort dimanche soir d'un cancer, à Rabat. Soumis à la pression de la société civile et soucieux que «les Marocains se réconcilient avec eux-mêmes et avec leur histoire», Mohammed VI l'avait chargé de régler l'épineux dossier de la répression sous le règne de son père Hassan II. Cette répression, qui décima l'extrême gauche, mata les soulèvements du Rif (1958-1959) et du Moyen Atlas (1973) ou les émeutes populaires de 1981, 1984 et 1990. Le roi savait que la réputation d'intégrité et d'honnêteté de cet enseignant d'origine berbère, lui même ancien détenu politique Benzekri a purgé dix-sept ans de prison pour cause d'appartenance à une organisation marxiste donneraient une crédibilité non contestable à l'Instance équité et réconciliation (IER) créée en 2003. Driss Benzekri s'était lancé dans une aventure dont il n'ignorait pas qu'elle comportait une «ligne rouge» majeure : ne pas citer nommément les tortionnaires, dont les noms circulent par ailleurs dans la presse d'opposition. Indifférent aux critiques lui reprochant d'avoir été «récupéré par le pouvoir», ce travailleur infatigable aura poussé le plus loin possible le travail de mémoire. Il sera ainsi à l'origine d'une première dans le monde arabo-musulman : la retransmission en direct à la radio et à la télévision des témoignages des victimes du règne de Hassan II. Des auditions qui, à partir de fin 2004, se dérouleront pendant dix semaines dans dix villes différentes, partout où des femmes et des hommes ont été arrêtés, torturés, souvent engloutis à jamais. Au total, l'Instance instruira les dossiers de 16 000 victimes, dont une partie a été indemnisée, d'autres attendant de l'être. «Si on s'approche de 50 % de la vérité, c'est une victoire» répondait l'ancien détenu à ceux qui lui reprochaient une démarche tournée vers le passé alors que de nouvelles violations étaient commises, notamment dans la lutte antiterroriste. Driss Benzekri sera inhumé aujourd'hui à Aït Ouha, son village natal. Non sans avoir signé, peu avant sa mort, un texte créant une couverture médicale en faveur des victimes des années de plomb.
Publié par kimin à 10:27:36 dans MAROQUENERIE | Commentaires (0) | Permaliens
visitePlan d'autonomie. Ce que ça va changer C'est entendu, ce plan n'en est pas un. Il se contente de dresser le cadre de négociations futures. Un cadre souvent généreux, mais parfois aussi ambigu... Que gardera l'Etat ? Sans surprise, l'Etat central (par opposition à la future région autonome), entend conserver les attributs de souveraineté : le drapeau, l'hymne national, la monnaie, mais aussi le rôle religieux du roi, les affaires étrangères et la sécurité nationale. Ça veut dire l'armée ou la police ? Pas clair... Toutes ces prérogatives de l'Etat, ceci dit, seront traitées à partir de Laâyoune, par un délégué du gouvernement (central, s'entend). Enfin, les Sahraouis continueront à être représentés au Parlement national et à participer à toutes les consultations électorales du royaume - histoire de ne pas couper le cordon ombilical. Que contrôlera la Région autonome ? En trois mots : tout le reste. L'administration, le commerce, l'industrie, le tourisme, la fiscalité locale, les infrastructures (eau, électricité et travaux publics), le transport, l'habitat, l'éducation, la santé, l'emploi, le sport, la culture, la sécurité sociale, l'environnement... Le plan parle aussi de police locale, mais on ne sait pas si cette police agira seule ou en complément des mystérieuses forces de sécurité nationale citées plus haut. L'agriculture devra aussi être contrôlée par la région. Mais la pêche, ressource majeure du Sahara, est-elle incluse dans l'agriculture ? Mystère... ou plutôt porte ouverte à la négociation. Le contrôle de toutes ces activités sera opéré par un système de pouvoir classique, intégrant les dimensions législative, exécutive et judiciaire. Le Parlement, d'abord. Il sera composé, d'une part, de membres élus par les différentes tribus sahraouies (une formulation plutôt ambiguë que large - c'est sans doute voulu, pour anticiper sur le casse-tête tribal qui s'est déjà posé au niveau du Corcas) et d'autre part de membres élus au suffrage universel direct par l'ensemble de la population de la Région. Comprenez : de Marocains installés au Sahara, mais originaires du dakhil. Ceux-là mêmes que le Polisario, valeur d'aujourd'hui, qualifie de colons. Il est naturel que la proposition marocaine prévoie de les inclure dans le corps électoral de la future région autonome. Reste à négocier dans quelles proportions... Une fois constitué, le Parlement régional élira, en son sein, le chef du gouvernement qui dirigera l'appareil exécutif de la Région... mais qui n'en sera pas moins investi par le roi, à titre symbolique. Ce même chef de gouvernement sera aussi considéré comme le représentant de l'Etat dans la Région (occasionnant, en passant, un étrange doublon avec le délégué du gouvernement cité plus haut). Rien que du symbolique, là encore. La preuve : le chef du gouvernement autonome sera responsable devant le Parlement régional. Et donc pas devant le roi. Mine de rien, c'est une concession majeure, que le Maroc fait d'emblée. C'est plutôt courageux. En ce qui concerne le pouvoir judiciaire, par contre, le flou (ou la marge de négociation) reste très étendu(e) : il est question de juridictions de la région, faites sur le mode des tribunaux d'arrondissement, nous a précisé un des concepteurs du plan d'autonomie. Mouais... D'après la loi qui les constitue (la 1-74-338), les attributions de tels tribunaux se réduisent aux affaires mineures en matière civile et pénale. Nul doute que les négociations, là-dessus, iront bien plus loin. De quoi vivra la Région autonome ? Des impôts et taxes locaux décidés par le Parlement local, des revenus du patrimoine de la région, des ressources de solidarité nationale (qui seront donc maintenues, notons-le), et des revenus de l'exploitation des ressources naturelles... mais pas à 100% ! Une partie sera affectée automatiquement à la Région, et une partie de celle réservée à l'Etat central sera redistribuée dans la Région, sous une forme ou une autre. Négociations acharnées en perspective, surtout si, un jour, on trouve du pétrole... Comment s'organisera la transition ? D'abord par une amnistie générale de tous les soldats du Polisario. Certes, aucune réconciliation ne se fait sans sacrifices, mais la pilule sera tout de même dure à avaler pour l'armée, qui s'est battue contre eux pendant un quart de siècle. D'autant plus qu'une bonne partie des soldats démobilisés pourrait être reversée dans les FAR. La démobilisation, le désarmement et le rapatriement devront être gérés par un comité transitoire formé de représentants du Maroc et du Polisario. Et c'est ce même comité qui veillera à la mise en place des opérations électorales, le temps d'investir le premier parlement sahraoui. Ce serait tout de même un rêve, si tout ça pouvait vraiment se passer un jour. Sans casse.
Publié par kimin à 08:19:16 dans MAROQUENERIE | Commentaires (0) | Permaliens
Driss Chraïbi, l'un des grands écrivains marocains d'expression française, est décédé dimanche dans la Drôme, à l
'âge de 81 ans. Né en 1926 à Jadida, au sud de Rabat, élevé à Casablanca, il s'installe à Paris en 1946 pour étudier la
chimie et la neuropsychiatrie, avant de se tourner vers la littérature. En 1954, à l'âge de 28 ans, Chraïbi est révélé par son
premier roman Passé simple, vivement dénigré par les intellectuels marocains qui l'accusent de trahir son pays en critiquant l
a société marocaine traditionnelle. Un an plus tard, il publie Les Boucs, qui évoque la destinée d'un jeune Algérien en
France, et mêle les thèmes de la révolte contre le père et du déracinement. En tout, il aura publié une trentaine de livres,
dont plusieurs seront des succès. Le dernier livre de ce rebelle des lettres marocaines, L'homme qui venait du passé, est
paru en 2004 chez Denoël. Driss Chraïbi a reçu de nombreux prix littéraires, dont le prix de l'amitié franco-arabe en 1981.

Publié par kimin à 15:53:24 dans MAROQUENERIE | Commentaires (0) | Permaliens