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COMMENT IL VA LE TYRAN ?

Ariel Sharon est élu à la Knesset en 1973 sur la liste du Likoud, poste qu'il quitte en 1974 après avoir été appelé par le Premier ministre Yitzhak Rabin pour devenir conseiller spécial à la Sécurité.

En 1974, Sharon prend personnellement la tête d'un groupe de colons pour établir un avant-poste illégal près de Naplouse. Cette expérience a ensuite été renouvelée à plusieurs reprises.

Ministre de l'agriculture de Menahem Begin en 1977, il permet l'expansion massive des implantations agraires juives en Cisjordanie et à Gaza.

Sous sa houlette, entre 1977 et 1981, plus de 25 000 Juifs s'installent dans les territoires occupés dans des opérations nommées Jumbo, Judée et Samarie ou Meteor.

Il est réélu député de 1977 jusqu'à aujourd'hui.

En 1982, il est ministre de la Défense. Il dirige les opérations d'évacuation du Sinaï, notamment de la ville de Yamit, que quelques centaines de colons israéliens irréductibles refusaient d'évacuer. Il envoie l'armée les emmener de force, et démolir leurs maisons (Opération Colombe rouge). La diffusion par la télévision qui filme les opérations marque durablement l'opinion israélienne.

Suite aux attaques répétées des organisations palestiniennes le long de la frontière libanaise, l'armée israélienne envahit le Liban (alors en guerre civile) pour en chasser définitivement l'OLP. Lors des opérations, des phalangistes chrétiens libanais attaquent les camps de Sabra et Chatila alors que tsahal contrôle le périmètre extérieur et y assassinent, selon la Croix-Rouge internationale 452 civils. Plus de 500 000 israéliens manifesteront contre ce massacre.

Le 8 février 1983, la commission d'enquête officielle dirigée par le président de la Cour Suprême, le juge Yitzhak Kahan, publie son rapport. Ce dernier évoque la « responsabilité personnelle » de Sharon, pour « n'avoir pas ordonné que les mesures adéquates soient prises pour empêcher d'éventuels massacres ». Ariel Sharon est alors contraint de démissionner et est éclipsé de la vie politique pendant plusieurs années.

De 1990 à 1992, il est ministre de la Construction et de l'Aménagement ainsi que président du Comité ministériel sur l'Immigration et l'Absorption. Suite à la chute de l'Union soviétique et aux vagues d'immigration depuis la Russie, il initie et mène à bien un programme incluant la construction de 144 000 appartements pour absorber les immigrants à travers le pays.

De 1992 à 1996, pendant la période des accords d'Oslo, il est membre du Comité de Défense et des Affaires étrangères de la Knesset.

En 1996, Ariel Sharon est nommé ministre de l'Infrastructure Nationale et est impliqué dans la stimulation d'entreprises conjointes avec la Jordanie, l'Égypte et les Palestiniens. Il est également président du Comité ministériel pour l'avancement des Bédouins.

En 1998, Ariel Sharon est nommé ministre des Affaires étrangères et dirige les négociations avec l'Autorité palestinienne.

En tant que ministre des Affaires étrangères, Sharon rencontre des leaders américains, européens, palestiniens et arabes pour faire avancer le processus de paix. Il collabore au Flagship Water Project fondé par la communauté internationale pour trouver une solution à long-terme à la crise de l'eau dans la région et servant de bases à des relations pacifiques entre Israël, la Jordanie et les Palestiniens.

Après l'élection au poste de Premier ministre de Ehud Barak en mai 1999, Ariel Sharon devient leader du Likoud suite à la démission de Benjamin Netanyahou, et ce jusqu'en 2005. Il est également membre du Comité de Défense et des Affaires étrangères à la Knesset.

Sa responsabilité dans le déclenchement de la seconde Intifada est discutée : cette dernière s'est déclenchée après sa visite sur l'Esplanade des mosquées/Mont du Temple à Jérusalem. Certains commentateurs israéliens et internationaux n'y voient que le prétexte au déclenchement d'une insurrection préparée par Yasser Arafat depuis l'échec des négociations de Camp David à l'été 2000 et après 8 ans de négociations infructueuses et dans le contexte des attentats par les groupes extrémistes palestiniens. D'autres analystes excluent le caractère prémédité du soulèvement et pensent au contraire qu'Arafat n'a pris qu'en marche le train de l'Intifada. Le 7 octobre 2000, le Conseil de sécurité de l'ONU, en adoptant la Résolution 1322 (2000), déplore la provocation du chef du Likoud et les violences qui s'en sont suivies.

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